home French Articles Pics de resynchronisation nocturnes des émetteurs de téléphonie mobile et/ou des téléphones

Pics de resynchronisation nocturnes des émetteurs de téléphonie mobile et/ou des téléphones

Publié le par Anna Cohen

Chaque nuit, les opérateurs de téléphonie mobile doivent resynchroniser les horloges très précises de leurs antennes émettrices. Les téléphones eux-mêmes se synchronisent et échangent régulièrement des données automatiquement et à votre insu. Par exemple dans le cas du réseau 2G, en l’absence d’appels, le réseau interroge l’appareil toutes les trois ou quatre heures pour savoir s’il est toujours là. Cela occasionne des pics d’émission très forts que j’ai pu mesurer avec des analyseurs de champs dotés d’une carte mémoire. Bizarrement personne n’en parle. Officiellement ces pics atypiques dans leur intensité n’existent pas. Il est vrai que les mesures de contrôle des cabinets d’expertise ne se font jamais la nuit et sont basées sur des moyennes. Quant à l’information sur le fonctionnement des mobiles eux-mêmes, elle est très largement lacunaire.

Plusieurs mesures de nuit avec une antenne directionnelle pointant l’antenne-relai la plus proche ont démontré que ses émissions étaient assez constantes ce qui la mettait, au moins en partie, hors de cause.
Se peut-il alors que ces pics soient produits par de simples téléphones ?
Oui, c’est effectivement ce qui se passe. Lorsque les téléphones portables échangent des données avec leurs relais ils émettent des pics très élevés capables de nous réveiller, même lorsque les téléphones sont éloignés de plusieurs mètres (jusqu’à dix mètres) et derrière des murs épais. Ces pics sont très brefs mais leur intensité dépasse largement les niveaux d’émission normaux des téléphones en cours d’utilisation. Ce qui implique que, même lorsqu’elles sont prudentes et éteignent la nuit tous les appareils émissifs chez elles, les personnes sensibles peuvent être victimes des téléphones des voisins immédiats qui sont généralement allumés en permanence (en plus du brouillard causé par tous les autres appareils émetteurs). Un bruit, qui dans la journée serait noyé dans le bruit ambiant, peut devenir gênant la nuit.

Après avoir effectué de nombreuses mesures de nuit dans ma chambre, j’ai constaté que l’intensité des pics de synchronisation nocturnes pouvait beaucoup varier (en particulier sur le réseau 2G et probablement en fonction de l’éloignement des relais utilisés) et qu’il y avait corrélation avec la qualité du sommeil. Grâce à cette simple mesure de bon sens qui consiste à éteindre les téléphones la nuit, de nombreuses personnes insomniaques pourraient certainement retrouver un sommeil normal.

Si vous pensez être sensible aux pics d’émission nocturnes, quelque soit leur origine, il faut transformer votre chambre en cage de Faraday, c’est-à-dire fermer de tous les côtés (y-compris le plafond et le sol) avec des tissus métalliques spéciaux, ou dormir sous un baldaquin anti-ondes.

D’une manière générale, l’idéal est d’habiter à plus d’un kilomètre d’une installation émettrice de forte puissance (antennes-relais, lignes THT), de ne pas avoir de voisins immédiats et de dormir le plus près possible du niveau du sol. À condition bien sûr de ne pas se polluer soi-même avec ses propres installations émettrices (téléphones sans fil, Wi-Fi, mobiles)…

Il faut aussi savoir que le corps est beaucoup plus sensible et sophistiqué qu’un appareil de mesure, aussi performant soit-il, et que des personnes hypersensibles peuvent être gênées par des signaux trop faibles pour être enregistrés.

Pics de resynchronisation nocturnes des émetteurs de téléphonie mobile et/ou des téléphones

 

Source: //www.electroprevention.com/2016/07/pics-de-resynchronisation-nocturnes-des-emetteurs-de-telephonie-mobile.html

Leave a Reply